Qu'est-ce qu'une VGP ? Définition, obligations et enjeux
VGP, trois lettres que tout responsable QHSE, chef d'entreprise ou conducteur de travaux croise régulièrement — sans toujours en connaître précisément les contours. Voici ce que recouvre cette obligation réglementaire.
Une obligation issue du Code du travail
La Vérification Générale Périodique (VGP) est un contrôle réglementaire obligatoire, prévu par l'article R.4323-23 du Code du travail. Elle s'applique à certains équipements de travail utilisés pour le levage de charges ou de personnes, ainsi qu'à certains engins mobiles. Son objectif : détecter en temps utile toute détérioration susceptible de créer une situation dangereuse pour les personnes qui utilisent ou côtoient l'équipement.
Quels équipements sont concernés ?
La liste des équipements soumis à VGP est fixée par arrêtés ministériels. Elle couvre notamment les nacelles élévatrices (PEMP), les chariots élévateurs et gerbeurs, les ponts roulants et palans, les élingues et accessoires de levage, les grues auxiliaires de chargement, les hayons élévateurs ainsi que plusieurs catégories d'engins de chantier.
Qui doit faire réaliser la VGP ?
C'est l'employeur, en tant que responsable de la sécurité de ses salariés et de la conformité de ses équipements de travail, qui a l'obligation de faire réaliser ces vérifications — qu'il soit propriétaire ou simplement utilisateur (location, mise à disposition) de l'équipement.
Quelles sont les conséquences en cas de manquement ?
L'absence de VGP ou la poursuite d'exploitation d'un équipement non conforme expose l'employeur à une responsabilité civile et pénale en cas d'accident, ainsi qu'à des sanctions administratives lors des contrôles de l'inspection du travail. Au-delà du risque juridique, c'est avant tout la sécurité des opérateurs qui est en jeu.
Comment se déroule concrètement une VGP ?
Un vérificateur qualifié examine l'équipement selon une grille de points de contrôle définie réglementairement : état des structures, des organes de sécurité, des dispositifs de freinage et de levage, lisibilité des marquages, etc. Il remet ensuite un rapport écrit détaillant ses observations et, le cas échéant, les non-conformités à corriger.